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Je veux vous parler des écrivains freelance

Je veux vous parler des écrivains freelance Posted on 25 avril 2020

JE VEUX VOUS PARLER des écrivains autoentrepreneurs dont je fais partie.

Commençons par le verre à moitié vide.

Je passe sur le « bonlabeur » (bonheur + labeur) de l’écriture qui nous mobilise plusieurs mois, ce n’est pas le sujet du jour.

Auteurs autoentrepreneurs : cela signifie que nous éditons nos livres dans le cadre juridique d’une microentreprise, inscrite au registre du commerce, comme une grande, habilitée à émettre des factures (aux commerçants, aux organisateurs de salons, aux particuliers…) et redevable d’un impôt et cotisations (20%) sur nos ventes.

Impôt qui ne nous donne droit à aucune protection sociale, aucune retraite… nada, c’est notre côté social et solidaire.

Nos « droits d’auteur » sont en fait constitués par le montant de nos ventes.

Mais sur les livres en format papier, soyons clairs, nous ne gagnons rien : la fabrication du livre par notre imprimeur (17%) + la remise aux libraires (33% en moyenne) + le coût des envois postaux (33%) + l’impôt et cotisations (20%) = 103%. Nous sommes de notre poche, sauf à rabioter sur l’impression en prenant un imprimeur étranger et sur le libraire en diminuant la remise, mais la Poste et l’État sont des invariables. Je ne parle même pas du coût de l’illustration, de la relecture et de la correction… (Que soient ici remerciés Annie Biot et son mari Camille qui ont corrigé gracieusement, et avec enthousiasme, toute la série des « Polycarpe »)

Sacrebleu ! Nous n’allons quand même pas nous plaindre, comme le premier gilet jaune venu, de ne pas joindre les deux bouts, puisque nous nous sommes exclus du business de l’édition et, en conséquence, de la distribution !

[À propos de la distribution, soyons lucides : un distributeur nous contraindrait à imprimer nos livres en très grand nombre pour nous retourner quelques mois plus tard un tas d’invendus, à nos frais, ce qui serait catastrophique pécuniairement parlant. Donc, de ce côté-là, c’est plutôt cool d’être sur la touche.]

Et maintenant, envisageons le verre à moitié plein.

Auteurs autoentrepreneurs, nous ne sommes pas déchus de la pleine et entière propriété intellectuelle de nos œuvres (contrairement à ce qui se passe avec un contrat d’édition). Nos bouquins ne tombent pas en désuétude après quelques mois, écartés des gondoles pour être remplacés par les « nouveautés », ce qui oblige les auteurs à pisser la copie avec la régularité d’un hamster dans sa cage tournante.

Et, surtout, nous bénéficions de l’atout du numérique qui nous permet de proposer les 3 formats aux lecteurs : les ebooks, les audio-books, mais aussi les livres papier à la demande. Car il est aujourd’hui possible de mettre sur le marché les 3 formats de nos livres et, sans intermédiaires, de recevoir entre 50% et 70% (selon les supports) des prix de vente que nous fixons nous-mêmes, sans contraintes de rentabilité (sans la poste, sans l’imprimeur…)

Notre statut d’auteurs autoentrepreneurs nous permet ainsi d’être bénéficiaires sur nos ventes, alors même que nous pouvons proposer des prix plus attractifs aux lecteurs.

Ainsi, notre statut d’auteurs autoentrepreneurs nous garantit la liberté et la rémunération de notre travail. À condition, bien sûr, que nos livres trouvent leur lectorat, mais je vous préviens, les amis, il vaut mieux ne pas avoir les deux pieds dans le même sabot, comme disaient nos aïeux.


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